Gouvernance et PME

Dans le cadre de ce bulletin, nous avons voulu nos inspirer d’un article paru dans La Presse au sujet de la gouvernance auprès des PME et partager avec vous certains commentaires.

L’auteur de l’article Jean Gagnon interpelle les dirigeants  de PME en y associant les récents événements, liés à la gouvernance, survenus chez Bombardier :

Les PME aussi font face à de nombreuses questions. Doivent-elles craindre une trop grande ingérence dans leurs affaires en invitant chez eux des administrateurs indépendants, ou doivent-elles plutôt profiter de cette occasion pour faire évoluer leur entreprise dans la bonne direction ?

Cette question interpelle en premier lieu l’ouverture et la volonté des dirigeants à « inviter » des personnes de l’extérieur à partager des informations intimes et stratégiques sur eux-mêmes et leur entreprise. L’aspect obligataire ou fiduciaire de la gouvernance s’adresse davantage au Conseil d’administration ; en raison des responsabilités incombant aux « invités » et à son caractère imposé vs volontaire dans le cas d’entreprises publiques ou faisant appel à des investisseurs externes. Dans le cadre d’un Comité consultatif, cet encadrement plus formel prend plutôt son essence dans  le soutien que les membres peuvent apporter aux entrepreneurs. Bien que l’aspect responsabilité ne soit pas présent, les enjeux en sont les mêmes. Cette structure apparait également moins menaçante pour l’entrepreneur.

L’élaboration et le déploiement d’une vision stratégique ainsi que les processus décisionnels de l‘entreprise sont au cœur des intérêts et préoccupations des membres de tout comité consultatif qui se veut stratégique et performant. Comme nous l’avons vu dans nos plus récents articles, plusieurs éléments (et biais) viennent influencer ces préoccupations. D’où la nécessité de faire appel à des personnes externes pour apporter un regard nouveau sur les destinées et les moyens à privilégier.

D’où le constat de l’article à l’effet que trop peu de PME  se dotent de CA ou de CC, hésitant à faire appel à des ressources externes.

Dans le cadre d’entreprises familiales, ce sont souvent des membres de la famille qui sont invitées à participer à ces instances. Qu’elles soient impliquées ou non au sein de l’entreprise, elles sont davantage informées que sollicitées à participer au processus décisionnel.

Inviter des personnes externes, de calibre en surcroit, comporte des enjeux importants.

En premier lieu, faire les bons choix.

Pour ce, il faut avoir défini clairement son projet d’entreprise et identifier clairement les besoins. Sur cette base, dresser un profil des personnes qui seraient en mesure de nous aider à répondre aux besoins identifiés. Par la suite, les recruter et les intéresser.

En second, favoriser la participation.

La rémunération fait partie des enjeux, mais n’en est pas centrale. Elle varie au cas par cas et est souvent non existante. La relation se fonde davantage sur l’entraide. La présence de personnes compétentes est un atout important, qui n’incombe pas un coût important pour l’entreprise, tout en apportant un bénéfice substantiel à la PME tenant compte de l’expertise et du temps consacré par ces personnes. En contrepartie, le risque est toujours présent que si elles ne se considèrent pas écoutées, qu’elles quittent.(NH)

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