Le Larousse définit le verbe réinventer comme « Donner une nouvelle dimension à quelque chose qui existe déjà, le découvrir de nouveau ». Est-ce nouveau pour un chef d’entreprise en 2020 que de se réinventer ? Non.

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Depuis 10 mois maintenant chroniqueurs économiques et autres gourous de l’entrepreneuriat insistent sur l’urgence de se réinventer ?

Et vous, entrepreneurs, vous êtes-vous réinventés ?

 Le Larousse définit le verbe réinventer comme « Donner une nouvelle dimension à quelque chose qui existe déjà, le découvrir de nouveau ».  Est-ce nouveau pour un chef d’entreprise en 2020 que de se réinventer ? Non.

Ma mère disait : « cent fois, Lyne remet sur le métier ton ouvrage ». Pourquoi ? Pour m’encourager à penser autrement, à défendre mes idées et à chercher l’excellence. À me réinventer, quoi…

C’est la même chose chez l’entrepreneur. Depuis le démarrage de son entreprise, il réfléchit, pose des questions, prends des décisions, bonnes ou mauvaises. Il se réinvente quotidiennement.

 Ne venez pas lui dire que c’est uniquement l’apanage des start-ups et autres entreprises technologiques. Il vous fusillera des yeux, car pour lui se réinventer est dans son ADN.

Plusieurs chefs d’entreprises manufacturières se sont réinventées au cours des derniers mois. Matières premières en rupture de stock, modifications de la chaine de production, employés en télétravail et livraison 24/7. Toute la structure de l’entreprise y a passé. Aux quatre coins du Québec, les PME se sont réinventées à la vitesse grand V et hélas, elles savent aussi que ce temps incertain se poursuivra en 2021.

Il est normal donc de lire que certains d’entre eux se disent épuisés. Un récent sondage de la BDC révèle que les deux tiers (64 %) des entrepreneurs répondants ont dit se sentir fatigués ou avoir peu d’énergie.

Que font les chefs d’entreprise lorsqu’ils touchent le fond de l’eau ? Ils rebondissent.

« Prendre un élan nouveau après un arrêt passager » dit-on de rebondir. C’est ce qu’ont fait bon nombre d’entrepreneurs au cours des derniers mois. Ces hommes et ces femmes à la tête de nos PME ont fait face à l’imprévu, démontré une grande capacité de résilience et ont saisi les nouvelles opportunités. Les exemples sont nombreux.

En 2021, qu’arrivera-t-il à tous ces nouveaux produits, ces alliances et partenariats innovateurs, cette récente flexibilité dans les horaires de travail ou ces adaptations dans l’organisation du travail ?

Que feront nos entrepreneurs ?

 Au retour d’une certaine normalité l’an prochain, est-ce que de lointains comportements referont surface ou réaliseront-ils les gains obtenus et poursuivront le développement de leur entreprise avec ces nouveaux paramètres ? J’ose croire que oui.

Aux entrepreneurs, à leurs gestionnaires et leurs employés de déterminer, ensemble, à quoi ressembleront les entreprises québécoises après la pandémie.

Rebondir ou se réinventer ; ce choix devra être collectif.

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