Sélection un bon comité consultatif – selon Clay Mathilde –

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Suite de : Il passe d’entrepreneur à milliardaire : Son secret, « l’art de bien s’entourer» !

Clay Malthilde voulait faire évoluer son entreprise de taille modeste à une des plus grandes au États Unis. Pour se faire il met sur pied un comité consultatif pour l’aider à prendre les bonnes décisions. Dans un premier temps Clay Mathilde à préparé une liste des qualifications des personnes qu’il aimerait avoir à son comité consultatif.

  1. Elles sont indépendantes ; ses personnes ne peuvent pas bénéficier ou subir les conséquences des décisions prises par l’entreprise. (Voir l’article du mois de aout)
  2. Elles devaient être ses paires, des gens qui, comme lui, ont dû prendre des risques. Ils ou elles devaient avoir eu des postes de direction générale avec des responsabilités au moins aussi importantes que les siennes.
  3. Elles doivent être honnêtes et intègres et l’avoir démontré dans leurs relations d’affaires.  Un de ses directeurs avait démissionné du conseil d’une autre entreprise, car il ne trouvait pas qu’il apportait une valeur ajoutée aux débats.
  4. Elles devaient posséder les forces requises pour la mise en œuvre de ses stratégies d’affaires.
    • Marketing : son entreprise était dans un secteur de marché dynamique en croissance rapide. Il cherchait entre autres un as du marketing qui en avait vu d’autres. Il ne devait pas avoir peur de prendre des décisions impliquant des millions de dollars.
    • Gestionnaire aguerri : avoir le savoir-faire pour réaliser les plans stratégiques audacieux
    • Ressources humaines : son entreprise était axée sur le développement du personnel.  Il a sélectionné un dirigeant qui avait géré une entreprise avec 135,000 employés.
  5. Il devait aimer et respecter les personnes qui siégeraient à son comité et le sentiment devait être réciproque. Selon lui, la compassion est un trait de caractère important pour un membre de comité consultatif.

Comme la plupart des propriétaires d’entreprise, il avait des contacts d’affaires, mais tous liés avec les affaires de son entreprise.  Donc pas indépendant.  On peut imaginer qu’il avait des contacts dans des cellules (comme le groupement des chefs d’entreprise ou le réseau des femmes d’affaires du Québec)  et des réseaux d’affaires, mais pas les pairs avec les qualités qu’il recherchait.

Il a procédé avec l’aide d’un consultant, mais il a dû tout même identifier les personnes et les rencontrer à plusieurs reprises. À force d’essais et erreurs, il admet avoir été obligé de remercier au moins un membre de son comité, avant de se retrouver avec le groupe qui lui a permis de passer à un nouveau registre.

Il explique qu’il s’est tapé le travail de tout recruteur novice

  1. Faire la liste de toutes les entreprises qu’il connaissait de réputation
  2. Identifier les PDG et les Chefs d’opération de ces entreprises.
  3. Prendre des références à leurs sujets auprès de professionnels dans son milieu d’affaires
  4. Demander des introductions à ceux qui les connaissent.
  5. Fixer  une première rencontre exploratoire, à ce niveau souvent un diner
  6. Fixer une deuxième rencontre à son entreprise, visite des opérations, échantillon de produit, etc. Mesurer son intérêt pour votre entreprise.
  7. Fixer une autre rencontre à l’entreprise du candidat pour le comité, voir la personne en action dans son élément, relations avec les employées, éteint-elle des feux,  etc.
  8. Il suggère se donner six mois pour l’exercice de recrutement.

* Il ne pouvait pas demander de recommandation de personnes liées à son entreprise par souci d’indépendance des candidats qui siégeraient au comité.   Le candidat recommandé par un consultant (comptable, banquier, avocat) aurait peut-être l’intérêt du consultant à cœur.

Clay Mathilde suggère qu’un consultant peut aider dans le processus, or il est clair que son consultant n’était pas spécialiste du domaine. D’ailleurs il y a très peu de consultants qui sont spécialisés dans la mise en place et la gestion de comités consultatifs indépendants.  Dans les meilleurs cas, ils recommandent des personnes déjà très connues et hyper sollicitées, ou dans le pire des cas ils recommandent leurs amis.  Dans les deux cas, l’entreprise devra payer des jetons de présence substantiels aux membres de comité qui en ligne de compte ne prennent aucune décision et aucun risque.

Si vous pensez  mettre en place un comité consultatif et désirez l’aide d’un consultant, vous devez vous assurer que le consultant et son entreprise :

  • Comprennent vos valeurs et votre vision
  • Saisissent le stade d’évolution de votre entreprise et de ses enjeux
  • Possèdent une solide expérience de recrutement
  • Vous présentent des personnes qui sont non seulement qualifiées, mais enthousiaste à l’idée de vous aider à prendre les décisions qui s’imposent
  • Coordonnent le déroulement des rencontres et des suivis
  • Valident le processus de recrutement

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