Le bénéfice du comité consultatif qui peut s’avérer un piège

Une faveur, une gentillesse, le désir d’aider sont souvent à la source du conflit. Le chef ne cherche pas de la main-d’œuvre gratuite et le membre ne désire pas se remplir les poches. Mais avec le temps, la neutralité disparaît et le biais devient quasi inévitable.

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Le Cercle n’a pas inventé le comité consultatif, il le perfectionne, le rend plus performant, plus pertinent et surtout stratégique.  De plus en plus, je rencontre des chefs d’entreprise qui ont déjà tenté de mettre en place un comité, certains ont réussi.  Alors pourquoi nous appellent-ils?

Le conflit d’intérêts

3 façons que le conflit d’intérêts se crée

1.       Lors de la création de son comité, le chef fait appel à des conseillers de confiance. Son comptable, un consultant qui connaît bien l’entreprise, un associé d’affaires…

2.       Un ou plusieurs membres de la direction font partie du comité consultatif

3.       Le chef d’entreprise manque de temps, il a un mandat à octroyer et un membre du comité maîtrise parfaitement le sujet et le travail à compléter.  Il semble logique de donner le contrat au membre du comité.

Une faveur, une gentillesse, le désir d’aider sont souvent à la source du conflit.  Le chef ne cherche pas de la main-d’œuvre gratuite et le membre ne désire pas se remplir les poches.  Mais avec le temps, la neutralité disparaît et le biais devient quasi inévitable.

La force du comité consultatif est son intime connaissance des enjeux,  de l’industrie  et ses marchés.  Chaque membre offre un apport distinct et une vision façonnée par ses compétences et son cheminement particulier. Lorsque tous sont indépendants,  les lignes de communication sont ouvertes et il n’y a pas de sujet tabou.

Que se passe-t-il lorsqu’un consultant payé par le chef d’entreprise fait partie du comité consultatif?  Aura-t-il le recul pour dire « franchement j’aurais pu faire un meilleur travail»  « c’est vrai en utilisant cette nouvelle technologie vous n’avez plus besoin de mes services »  « en effet avec un mandat mieux défini vous pourriez économiser 20% sur mes honoraires ». C’est encore pire pour une personne qui passe  100% de ses heures de travail au service de son employeur. 

Malheureusement, ces questions ne seront même pas  abordées.  Chaque personne membre du comité est au courant des relations existantes et préexistantes avec le chef d’entreprise, elle en prend compte lorsqu’elle s’adresse au groupe.  Le membre de comité a du vécu, il sait que rien n’est parfait et puisque le chef d’entreprise est visiblement satisfait du service rendu par l’employé ou le consultant il n’a pas à offrir son opinion surtout lorsqu’elle n’est pas sollicitée. 

6  Règles pour éviter le conflit d’intérêts

1.       Ne pas inviter des employés à être membres du comité, ils sont invités à faire une présentation ou participer a un point de discussion et ensuite ils quittent la réunion.

2.       Ne jamais inviter un consultant à faire partie d’un comité

3.       Éviter d’inviter des amis ou des personnes avec qui vous avez des relations préexistantes.     

4.       Résistez à la tentation d’offrir un mandat à un membre du comité, si vous le faites, vous devriez demander au membre de quitter le comité

5.       Ayez des ententes qui encadrent le fonctionnement de  votre comité

6.       Prévoyez des termes de services qui vous permettront d’avoir un renouvellement des personnes qui vous offrent leur avis.  Cela ouvrira la porte pour des mandats en fin de terme sans que personne ne perde face. 

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